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Qui est Sylvie Villa au-delà de tout ce que l'on connait déjà ?

Dernière mise à jour : 20 oct. 2023

Sylvie, c'est du dynamisme, des convictions et surtout de la mise en action.

Une femme complexe, intense, extraordinaire. J’ai la chance d’échanger régulièrement avec elle et nos discussions me portent dans un univers où tout est possible, tout est réalisable. Par son histoire, ses expériences et ses nombreuses anecdotes, j’apprends. Une jolie transmission.


Ingénieure de formation, elle a gravi les échelons sans jamais perdre de vue sa mission.


Montrer l’exemple, être ce qu’elle dit qu’elle est. Faire ce qu’elle dit qu’elle fait. Agir pour transformer tout ce qu’elle peut transformer, améliorer, optimiser.

À la suite de ses études, elle a rejoint la HES-SO, pour devenir professeure, puis cheffe de département et finalement responsable du domaine Ingénieure et Architecture en chapeautant les six écoles d’ingénieur-e-s de Suisse romande.


En parallèle de ces activités, elle a créé LYVA, qui se prononce « Elle y va » d’abord pour encourager les jeunes filles à suivre des études dans le domaine technique puis pour améliorer leurs conditions de travail. Un projet complet qui perdure à travers les années et qui continue d’évoluer.


Mais ça ne s’arrête pas là, elle se présente également au Conseil National avec Les Libres. En parallèle, elle continue à agir partout où elle le peut, en donnant l’exemple. Elle a d'ailleurs transformé une ferme délabrée en un havre de paix, une maison d’accueil pour des enfants qui comme elle petite, ont besoin d’un foyer, parfois de manière ponctuelle et pour d’autres de manière permanente.


Elle est convaincue que pour assurer un équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, les mères, les familles, ont besoin d’aide externe, une aide collective, repartie sur les différentes générations, pour permettre de maintenir un lien entre les jeunes et les moins jeunes. Revenir à un système qui a si bien fonctionné avant que l’on juge qu’il faille tout un tas de qualifications pour garder un enfant. Bref, dans tous les cas, elle y va, elle se bat pour remettre du sens dans nos fonctionnements parfois curieux.


Sylvie, comment en es-tu arrivé là ? Quel est ton secret ?


On a souvent pensé que tout était planifié avec moi, que j’anticipais chaque étape d’un projet et même de ma vie.

Pourtant, ce n’était pas planifié par moi, évidemment j’avais l’idée de départ, une idée animée par une mission profonde, mais ensuite, tout se mettait en place pour que ça se concrétise, comme un miracle.

Je pense que le sens est important, de savoir exactement pourquoi, pour qui, nous faisons tel ou tel projet. Je suis animée par des valeurs et grâce à ma persévérance, je peux mener à bien des projets de grande envergure. Je n’ai jamais eu peur de bousculer le cadre pour parvenir à mes fins, parce que la conviction était plus grande, plus importante.


J’ai créé de nombreux projets qui m’ont succédé, qui vivent sans moi.


Pour qu’un projet survivre à son créateur, il est important de le construire dans cet unique but. On revient au sens, pour qui ? Pourquoi ?

J’ai évolué dans un milieu professionnel principalement masculin dans lequel j’ai rencontré un certain nombre de difficultés.


D’ailleurs avant même de démarrer ma formation à l’EPFL, on m’a vivement déconseillé d’entreprendre ce chemin, parce que j’étais déjà mère de 4 enfants et que c’était « trop ambitieux, pas réalisable, trop pour moi ». Heureusement, je ne me suis pas laissée décourager. Depuis, j’encourage toutes celles qui ont un attrait pour ce milieu et l’envie de faire partie de la transformation du monde à travers l’ingénierie.


Parce que c’est à ça que nos métiers servent, permettre d’améliorer le quotidien, la vie des êtres humains. Néanmoins, nous pouvons certainement tout créer, tout programmer, mais il reste un point sur lequel nous devons tous travailler, la cohérence. Quel est le monde que nous souhaitons pour demain ? Sur quoi devons-nous investir de l’énergie ? Ou plutôt à quoi devrions-nous revenir ?


La clé, c’est la persévérance. Ne rien lâcher et oser inventer pour pouvoir y arriver.

C’est d’autant plus facile quand on sait que l'on est porté par quelque chose de plus grand, plus fort. Même si ça n’enlève rien au travail, à des heures de travail.


Je suis créatrice de ma vie et non une marionnette. Je décide d’être ce en quoi je crois. J’ai gardé une forme enfantine de sentiment de puissance, je ne me limite donc jamais parce que je sais qu’il y a toujours un moyen de parvenir à ses fins. Néanmoins, je ne cherche pas à contrôler le chemin, je laisse celui en qui je crois me montrer la voie. C’est une forme de lâcher prise indispensable pour pouvoir avancer. Parfois c’est lumineux, parfois pas, mais c’est l’ensemble qui est important, l’équilibre entre les bons et moins bons moments. Il existe aussi des éclipses agréables, qui permettent de se reposer, de reprendre des forces mais dans lesquelles il ne vaut mieux pas s’installer. Tout bouge, évolue, avance et nous faisons partie de ce mouvement permanent.


Mon truc, c'est optimiser, améliorer. Faire plus avec moins.

Encourager la responsabilité individuelle, la prise de risque, pour oser entreprendre de manière solidaire. C’est quoi le but ? Ça va servir à quoi, ça va changer quoi ?


J’ai également beaucoup œuvré pour éliminer le désespoir. Face à des jeunes qui ne savent plus comment avancer, qui ont la sensation d’être complétement bloqué-e-s. J’ai toujours pris le temps de leur montrer comment construire un escalier pour franchir par étape ce mur qui semblait infranchissable.


Inspirer le courage et l’action. Les micro-contributions sont pour moi d’une haute importance. Ce sont des milliers, millions, milliards de petits pas qui insufflent le changement.


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